Islam a sept ans. Il vit à Sétif et souffre d’épilepsie depuis sa petite enfance. Son traitement repose sur le Tégrétol, un antiépileptique que les pharmacies algériennes ne fournissent plus. Depuis plus d’un an, son père se tourne vers SoliMed chaque fois que le stock familial arrive à épuisement.
Vendredi, l’association lui a remis onze flacons du médicament. Une partie provient des dons collectés en France, l’autre d’achats financés sur les fonds propres de SoliMed. Impossible de dire précisément ce qui vient de qui, et peu importe au fond. Donateurs, transporteurs bénévoles et financeurs alimentent la même chaîne, celle qui permet à l’enfant de ne jamais interrompre son traitement.
Une évolution encourageante s’annonce par ailleurs pour la famille. Le neuropédiatre qui suit Islam vient de valider le passage du sirop aux comprimés. Cette forme galénique reste elle aussi introuvable en Algérie, mais elle simplifiera nettement le quotidien. Une seule boîte couvre une vingtaine de jours, là où il fallait jusqu’ici plusieurs flacons de sirop. La transition devrait intervenir dans les prochaines semaines, avant un nouveau rendez-vous médical prévu le mois prochain. En attendant, la famille d’Islam souffle un peu.
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